Site officiel de l'Office de Tourisme du Centre Morbihan Communauté

La maison des chouans à Bignan

Aller en bas

Découverte de la chouannerie bretonne

Maison des chouans Bignan©F.Baslé

L'association a souhaité que la maison natale de Pierre Guillemot devienne un véritable écomusée où se succèdent depuis trois ans les expositions sur des aspects particuliers de la Chouannerie. Elle est devenue tout simplement « La Maison des Chouans ». La chaumière est restaurée avec du mobilier d'époque.

Chaque année, vous pourrez y découvrir la chouannerie à travers une exposition temporaire.

Au rez-de-chaussée : 
- Méthodes de recherches généalogiques (aides pour rechercher ses ancêtres)
- Présentation de listes de chouans (plus de 2000 noms) pour retrouver (éventuellement) un ancêtre chouan.
- Exposition complète des arbres généalogiques de Pierre Guillemot et Yves le Thieis

L'étage et le jardin sont consacrés à Georges Cadoudal, représenté par une imposante statue réalisée par le sculpteur André Jouannic.

 

Ouverture et tarif

Ouverture

La maison des chouans est ouverte du 14 juillet au 26 août, les mardis, jeudis et dimanches. Ouvert les 15 et 16 septembre pour les Journées européennes du patrimoine.

De 14h à 18h. 

Ouverture sur réservation pour les groupes toute l'année.

 

Tarif 


Entrée gratuite, visite libre ou accompagnée.

 

La Maison des Chouans

Kerdel 56500 BIGNAN

Tél : 02 97 60 15 19 - 06 81 62 39 34.

www.bignanroue.jimdo.com

 

 

 

 

En savoir plus sur les chouans

Pierre Guillemot, «Rouë Begnen» le Roi de Bignan

Pierre Guillemot chouan Bignan

Chez nous, un homme s'est illustré pendant la chouannerie : Pierre Guillemot, surnommé «Rouë Begnen», le Roi de Bignan, bras droit de Georges Cadoudal. Paysan propriétaire, Pierre Guillemot, bascule à 33 ans dans la Chouannerie et prend la tête de la révolte locale. Il participe à la Bataille du Pont du Loc'h le 25 janvier 1800 et part en exil en Angleterre et à Jersey. Revenu dans sa chère Bretagne, il est reconnu à Concarneau, dénoncé et arrêté à Plaudren. Après un jugement sommaire à Vannes, il est fusillé  le 5 janvier 1805 et laisse 4 orphelins.

Quand le pays était chouan

coeur chouan

Lors de la Révolution française, dès 1790, les secteurs de Locminé et Saint Jean Brévelay, comme leurs voisins du Morbihan se révoltent contre la République. C'est ce qu'on appelle la chouannerie ! Attention, il ne s'agit pas ici de la chouannerie de Vendée, plus connue et plus meurtrière mais bien de la chouannerie bretonne, celle des paysans de l'Ouest de la France qui prennent les armes pour s'attaquer aux Bleus, les gardes nationaux de la République.

Pourquoi cette révolte ?

La République s'est attaquée aux prêtres... la population locale, très attachée à eux ne l'a pas supporté. En 1790 est votée la Constitution civile du clergé, à laquelle les prêtres devaient prêter serment. Le pape ne l'approuve pas. Alors en Bretagne, seulement une petite partie des prêtres accepte de signer (2 sur 10, contre 8 sur 10 dans le reste de la République). Les autres deviennent des prêtres réfractaires qui n'ont plus le droit de rester en France sous peine d'être arrêtés et exécutés !

Quand les prêtres sont arrêtés, les paysans se rassemblent et tendent des embuscades aux Bleus.

L'art de l'embuscade

chemin creux bignan kerguehennec

Cachés dans les chemins creux du bocage, les chouans attendent patiemment que les Bleus passent pour les attaquer. On assiste alors à de véritables scènes de guérilla : les paysans luttant ainsi sur un terrain qu'ils maitrisent parfaitement, aidés de la population locale qui se fait un malin plaisir d'indiquer le chemin le plus long aux Bleus.

Une levée d'hommes inégalitaire

La République a besoin d'hommes pour défendre ses frontières de l'Est. Elle demande 300 000 hommes, désignés par tirage au sort pour partir à la guerre. Mais le tirage au sort n'est pas très égalitaire. Non seulement les juges et les membres des municipalités, districts ou départements n'y participent pas, mais en plus, les fortunés payent pour que d'autres prennent leur place.

Alors les paysans y voient là des privilèges qu'ils croyaient enfin abolis depuis 1789 et commencent à douter de la République qu'ils avaient pourtant bien accueillie. Cet esprit de révolte persiste pendant près d'un demi-siècle sur le territoire.

Calendrier Facebook Youtube
Haut de page