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La maison des chouans à Bignan

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INFO COVID-19 : FERMÉ POUR LA SAISON 2020


Découverte de la Maison des Chouans

KERDEL POUR SITE INTERNET OTL

L’association Pierre guillemot a souhaité que la maison natale du chef chouan, surnommé le « Roi de Bignan » devienne un écomusée où chaque année une nouvelle exposition est présentée sur le thème de la chouannerie morbihannaise.

Appelée, la Maison des Chouans, cette maison très ancienne (attestée depuis 1480) a été rénovée et aménagée par l’association, telle qu’elle était au XVIIIe siècle, à l’époque de Pierre Guillemot.

Ouverture et tarif 2021

 

Ouverture pour les groupes sur réservation.

Ouvert au public en juillet et août.

 

Tarif
Entrée gratuite. Visite libre ou accompagnée.

 

La Maison des Chouans

Kerdel 56500 BIGNAN

Tél. : 06 64 65 28 93

Mail : guillemotpierre56@yahoo.fr

www.bignanroue.jimdofree.com
 

 

 

En savoir plus sur les chouans

Pierre Guillemot, «Rouë Begnen» le Roi de Bignan

Maison des chouans_Pierre Guillemot

C’est à la ferme de Kerdel en Bignan que naît Pierre Guillemot le 1er novembre 1759.
Marié, père de famille et homme instruit, il a fait des études au collège St Yves à Vannes, Guillemot n’est pas hostile aux premiers idéaux de la révolution et est même élu procureur-syndic de Plumelec où il s’est installé après son mariage.

En 1792, Pierre Guillemot revient avec sa famille exploiter la terre de Kerdel.
Mais, dès mars 1794, constatant les dérives des révolutionnaires, en particulier en matière religieuse, il soulève tout le pays de Bignan et alentours. Pourchassés, Pierre Guillemot et sa famille doivent abandonner cette ferme qui sera pillée et vendue comme bien national.

Le surnom de « Roi de Bignan » lui est donné à la fois par ses amis et par les républicains. Son royaume s’étend sur plus de 50 paroisses et sa légion comptera jusqu’à 4 000 hommes, ce qui témoigne de l’importante mobilisation de la population paysanne au sein de la chouannerie dans le département du Morbihan.

Nommé colonel de l’Armée catholique et royale, il est, avec Georges Cadoudal, le chef le plus populaire et le plus respecté de la chouannerie morbihannaise. Trahi, il est arrêté à Plaudren et jugé à Vannes par une commission militaire. Il est exécuté le 5 janvier 1805 sur l’esplanade de la Garenne dans cette même cité.

Pourquoi cette révolte, la chouannerie ?

Maison des Chouans_Prière

Le monde rural (80% de la population) fût d’abord favorable à la Révolution de 1789, qui devait le sortir de la féodalité et apporter un vent de liberté.
Cependant dès 1790, les dérives des révolutionnaires, notamment dans le domaine religieux, commence à mettre le doute dans les esprits.
La Constitution civile du clergé voulait faire des prêtres des fonctionnaires en les obligeant à prêter serment. Le refus de prêter ce serment et la répression qui s’ensuivit, mis ce monde en ébullition.
La vente des biens de l’église et des émigrés comme bien national, au profit essentiellement des bourgeois révolutionnaires accentua le mécontentement.

En 1793 la levée de 300 000 hommes doit désigner par « tirage au sort » les hommes pour partir à la guerre.

Mais le tirage au sort n'est pas égalitaire : non seulement les juges et les membres des municipalités, districts ou départements en sont excluent, mais en plus, les fortunés payent pour que d'autres prennent leur place.

Les paysans y voient là des privilèges qu'ils croyaient enfin abolis depuis 1789 et l’ensemble de ces éléments vont conduire à la révolte armée : la Chouannerie (*).
Cet esprit de révolte persistera pendant près d'un demi-siècle sur le territoire.

(*) La chouannerie doit son nom à Jean Cottereau, dit Jean Chouan. Ces hommes utilisaient le cri de la chouette pour se reconnaître.

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